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Mývatn : Vie des zones humides, sol volcanique et intelligence du Nord de l’Islande
Un guide privé plus complet de Mývatn : son lac peu profond, ses riches zones humides peuplées de canards, son district volcanique, son écologie protégée et pourquoi la région se comprend comme un paysage intégral plutôt que comme une étape isolée.
GlaciGo Iceland / May 2026 / 10 min de lecture
Mývatn est l’un de ces lieux islandais qui résistent à être réduit à une seule attraction, et cette résistance est exactement ce qui le rend si important. Les voyageurs parlent souvent d’« aller à Mývatn » comme s’ils visitaient un seul lac ou une seule halte sur le Cercle d’Or. En réalité, ils entrent dans un district vivant tout entier où eau peu profonde, violence volcanique, avifaune, zones humides, pseudocratères, formations de lave, zones géothermiques, anciens paysages agricoles et tourisme moderne continuent tous de se superposer. Mývatn n’est pas une vue. C’est un système. Un article sérieux doit commencer là, sinon il transforme l’un des paysages les plus riches d’Islande en une simple liste.
Visit North Iceland commence par le lac lui-même, et c’est le bon point de départ. Le texte officiel note que Mývatn est le quatrième plus grand lac d’Islande, d’environ 37 kilomètres carrés, avec de nombreuses criques et baies et environ 50 îlots et îles. Cette configuration compte. Mývatn n’est pas un lac propre et simple en forme d’ovale. Il est cassé, en indentations, et complexe, ce qui signifie qu’avant même d’aborder les questions de géologie ou de faune, le lac donne déjà l’impression d’un lieu de variation. Il est visuellement agité, mais discrètement. Le littoral, la lumière et la vie végétale ne cessent de changer à mesure que vous vous déplacez autour.
La description environnementale officielle va plus loin. Umhverfisstofnun explique que Mývatn est extrêmement peu profond, en moyenne environ 2,5 mètres et atteignant naturellement autour de 4 mètres à son point le plus profond. Cette faible profondeur n’est pas un simple fait technique : elle explique toute l’écologie du lieu. Visit North Iceland souligne l’abondance de végétation d’eau douce et de diatomées, tandis que des poissons comme la truite arctique évoluent parmi les plantes et les îlots. En d’autres termes, Mývatn n’est pas qu’un lac pittoresque : c’est un habitat actif du haut au bas du lac.
Cette richesse écologique est centrale dans l’identité du lac. Visit North Iceland souligne, en été, que davantage d’espèces de canards se rassemblent autour de Mývatn que dans n’importe quel autre endroit au monde. Umhverfisstofnun renforce ce point en évoquant la diversité aviaire et l’importance mondiale des zones humides. Ce n’est pas une raison isolée : c’est l’un des motifs pour lesquels le district ne peut être compris uniquement par le drame volcanique. Mývatn est célèbre parce que la vie et la géologie y coexistent dans une forme exceptionnellement dense. Le nom même du lac vient des midges, rappel que même les insectes font partie de l’histoire. Mývatn n’est pas un lac scénique poli destiné à l’admiration humaine. C’est d’abord une zone humide vivante, et le voyageur y entre plutôt que de la remplacer.
Protection et enjeux environnementaux comptent. Umhverfisstofnun précise que le lac Mývatn et la région de la rivière Laxá sont protégés par la loi, afin de préserver la nature selon les principes du développement durable et en veillant à ne pas mettre en danger les limites écologiques. La zone est aussi inscrite comme zone humide d’importance internationale au titre de la Convention de Ramsar. Ce n’est pas qu’un statut formel : c’est une indication de la manière dont le district doit être lu avec soin.
En même temps, Mývatn est un district volcanique d’une intensité exceptionnelle. Umhverfisstofnun décrit le paysage comme unique et façonné par une activité volcanique puissante. Visit North Iceland et Visit Mývatn complètent les détails vécus : pseudocratères à Skútustaðir, le cratère d’explosion de Hverfjall, les labyrinthes de lave de Dimmuborgir, Grjótagjá, et la zone géothermique près de Námafjall et Hverir. Ce ne sont pas des excursions annexes au lac : elles constituent les prolongements du même environnement géologique instable. Mývatn fonctionne car douceur et violence restent si proches ici : canards et vapeur, zone humide et lave noire, eau calme et mémoire d’éruption.
Les pseudocratères de Skútustaðir illustrent bien comment Mývatn apprend aux visiteurs à voir avec précision. Visit North Iceland explique qu’ils se sont formés lorsque la lave bouillante a coulé sur des zones humides et a provoqué des explosions de gaz. Cette origine importe car elle révèle que certaines des formes de terrain les plus graciles autour du lac sont en réalité des traces d’un contact violent entre la lave et un sol humide. Mývatn recommence sans cesse : elle transforme des processus qui semblent brutaux en formes qui paraissent presque douces de loin. La beauté du paysage est réelle, mais jamais naïve.
Hverfjall modifie encore le ton. Visit North Iceland le décrit comme une vaste cratère d’explosion circulaire d’environ 140 mètres de profondeur et 1 000 mètres de diamètre. À proximité, Dimmuborgir apparaît comme un champ de formations et de falaises de lave sombre dispersées au milieu d’une végétation basse. Ces lieux sont célèbres, mais ils méritent plus que la simple reconnaissance de nom. Autour de Mývatn, les caractéristiques volcaniques ne sont pas de simples curiosités : elles font varier l’intensité émotionnelle du district. Par moment, l’œil se porte sur l’habitat des oiseaux et les plantes aquatiques ; à d’autres, sur une architecture de lave sombre qui semble presque mythique.
Puis vient le souvenir des Feux de Mývatn. Víti près de Krafla s’est formé lors de la grande éruption commencée en 1724 et dont les troubles volcaniques se poursuivirent pendant des années. Même si les voyageurs n’explorent pas profondément l’histoire géologique plus large de Krafla, le district porte encore l’empreinte de cette activité. Mývatn n’est pas un paysage fossilisé laissé par une force ancienne et hors d’usage. Le volcanisme ici appartient à une époque historique vivante. Cette proximité rend le district vigilant : le sol porte un passé suffisamment récent pour rester imaginable.
Le volet humain de Mývatn compte tout autant que le volet géologique. Visit Mývatn évoque d’anciennes fermes, un héritage en toitures de tourbe, des sites religieux, la culture de la pêche et l’installation durable autour du lac. Laxá, qui s’écoule du lac, est l’un des fleuves de pêche les plus connus d’Islande. Cela empêche Mývatn d’être lu comme une pure nature sauvage : c’est aussi un paysage culturel autant que naturel. Des habitants ont vécu à côté de cette zone volcanique non pas parce que c’est facile, mais parce que c’est productif, stratégique et, à leur manière, généreux.
Pour les touristes, l’un des plus grands atouts de Mývatn réside exactement dans cette densité. Les distances entre les sites principaux sont courtes, et pourtant le caractère change sans cesse. On peut passer d’un habitat d’oiseaux aquatiques à une plaine de lave, d’une pente géothermique fumante à un point de vue sur des criques paisibles, d’une grotte au passé de baignade à un arrêt de bien-être plus contemporain, et ressentir une certaine cohérence tout au long de la journée. Cette cohérence vient du district lui-même : Mývatn est l’un des meilleurs exemples d’Islande d’une région où de nombreuses attractions appartiennent réellement à une même histoire de paysage plutôt que d’être simplement rassemblées sur une carte.
C’est aussi pourquoi Mývatn fonctionne si bien sur un itinéraire privé : elle récompense la flexibilité et l’attention davantage qu’une séquence rigide. L’avifaune, le vent, la couverture nuageuse, l’énergie de marche et le désir de s’attarder ou de continuer comptent ici. Certains voyageurs privilégient Höfði et les criques de l’étang ; d’autres sont attirés par les cratères, les zones de vapeur ou les arêtes volcaniques plus austères. Une approche privée permet à Mývatn de se comporter comme un district et non comme une simple file de stops obligatoires.
Photographiquement, Mývatn est l’un des lieux les plus riches d’Islande du Nord : il ne propose pas une icône unique mais tout un vocabulaire. L’eau et les îlots, les canards et les roseaux, les pseudocratères, la lave noire, la vapeur blanche, les bords du cratère, la faible lumière estivale et la grande quiétude hivernale coexistent dans une zone relativement compacte. Cela le rend moins immédiatement lisible que certaines destinations à icône unique, mais bien plus enrichissant pour ceux qui veulent regarder plus longtemps.
Mývatn mérite une lentille plus large car les voyageurs cherchent le lac et découvrent souvent qu’ils parlent en réalité d’un district entier. S’agit-il d’oiseaux, de volcans, de bains, de zones humides, de formes de lave ou de planification d’itinéraire dans le Nord de l’Islande ? La réponse est oui à tout cela. Mývatn est l’un des grands paysages composites d’Islande, réunissant écologie, protection, peuplement et volcanisme dans une région d’une lisibilité inhabituelle.
Ce qui demeure chez beaucoup après Mývatn, c’est un sentiment d’intelligence en couches dans la terre elle-même. Le district paraît complexe plutôt qu’immense, vivant plutôt que simplement pittoresque. Il n’écrase pas par un seul geste. Il continue à révéler une autre relation : eau à lave, insecte à oiseau, cratère à zone humide, vieille ferme à bord géothermique. Mývatn persiste car elle nous enseigne que certaines des beautés les plus profondes d’Islande ne résident pas dans un seul objet, mais dans tout un district vivant qui pense à travers de nombreuses formes à la fois.